Le 17 mai

Médias, mon beau miroir

Le premier jeudi du mois, de 10 à 18h, Patricia Le Hardÿ, journaliste, anime un atelier d’écriture.

Le thème : Médias, mon beau miroir

Les médias réfléchissent une certaine image de la Psyché et nombreux sont les écrivains qui puisent dans ce fonds. Des faits divers comme inspiration romanesque au Mythe qui inspire à vivre, comment passer de l’autre côté ?

Au programme de cette journée

- Le matin : Nouvelle, roman réaliste, roman policier, poésie, mythe...les faits divers ont été abondamment traités dans la littérature. Quelques exemples. Et nous, dans la presse du 17 mai, quels titres retiennent notre attention ? Temps de lecture et choix d'un sujet.

- L'après-midi : Temps d'écriture à partir de consignes, lecture des textes produits, analyse et questionnement autour de leur signification pour les auteurs.

Repas: pic nic sur place ou repas à proximité (chaussée de Charleroi/place Emile Janson)

Thé, café et biscuits seront offerts le matin et l'après-midi

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La Journée des Bonnes Nouvelles

La nature tend à l’homme moderne un miroir. En quel espace intérieur se positionne-t-il pour traiter l’information qu’elle lui donne à voir, entendre, sentir ?

Question essentielle car selon le point de vue que nous adoptons, nous pouvons soit avoir la confirmation de nos peurs et pronostics les plus sombres soit entrevoir la possibilité de la nouveauté.

Dans le premier cas, nous précipitons l’émergence d’un avenir tel que nous pensons qu’en toute logique il devrait être. Dans le second, nous nous préparons à accepter qu’il puisse ne ressembler à rien de ce que nous avons connu jusqu’à présent.

Quand nous apprenons que soudain, du fond de la mer, le feu surgit et transforme la glace terrestre en un nuage de cendres ; que les hommes d’en haut, ceux qui contrôlent les tours, décident d’interrompre le vol des avions dans l’espace aérien et que les vacanciers doivent prolonger leur séjour à l’étranger, où sommes-nous en nous-mêmes ?

Sédentaire, attaché à notre identité nationale, celle écrite sur papier, comme un arbre qui voudrait ne point perdre ses feuilles ? Ou relié à la sève, à ce flux nourricier et toujours changeant qui habite toute vie ?

« Les bonnes nouvelles sont toujours retardées et les mauvaises ont des ailes », écrivit Voltaire au 18ème siècle. Et nous, au 21ème, comment décidons-nous d’écrire la suite de l’Histoire ? Quel auteur chacun de nous sera-t-il, est-il, pour sa propre histoire de vie ?

Comment est-ce que je vis quand le feu vital que je contiens en mon sein jaillit quand même ? Quand je ne peux plus obéir à la loi de l’âge de glace ? Quand du creux des entrailles où je l’avais enfoui jadis, sa secrète puissance transforme les remparts d’indifférence et de haine que j’avais élevé entre le moi si poli et si lisse de la surface et l’émoi naturel des profondeurs ?

Je peux voir les idées noires qui me prennent soudain la tête comme mon unique horizon. Croire que davantage de contrôle me libérera et m’acheter une camisole chimique, m’enfoncer dans la défonce. Décréter que mon enfer, c’est l’autre, mourir de solitude, vouloir en finir avant l’heure, voter des lois en faveur de l’avortement, l’euthanasie, miser sur la recherche génétique, devenir virtuel, rayer l’humanité de la planète.

Je peux aussi être le voyageur que, malgré tout, ou peut-être grâce à tout, l’étoile guide. Car aussi serrée, dense, épaisse, effrayante soit-elle, la trame des cendres qui obscurcissent notre âme n’est qu’illusion.

La lumière de la réalité nous est voilée afin d’exacerber notre désir. Désir de connaissance. Connaissance de la Vie et du principe amoureux qui la meut sans début ni fin. Collaborerons-nous, chacun à notre façon, au projet artistique auquel la Vie nous invite ?

Au fond, les réactions violentes que suscitent le port du voile nous interrogent sur ce qui nous met vraiment en vie : est-ce d’être agi par une mécanique puissamment douée pour la reproduction du même ou d’agir tel un créateur de multiples en puissance ?

Pour ce dernier, il n’y a pas de mauvaises nouvelles. La vie est une aventure qui s’écrit au temps présent, sans autre résistance qu’à la tiédeur des sentiments, au calcul et à l’ennui, sans autre vouloir que celui d’un cœur ouvert à l’inattendu.

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