
Un être vraiment raisonnable, comme sait l’être une petite fille, ne peut se contenter d’apparences et n’a d’autres moyens de vérifier les sentencieuses affirmations des grandes personnes que de traverser le miroir.
Inspiré par l’écrivain Lewis Caroll et par De l’autre côté du miroir, qui vit le jour en 1871, L’Atelier des MOTS vous emmène au pays de la littérature fantastique et réaliste.
Cap sur les Etonnants Ateliers !, avec pour fil rouge le thème du double, en compagnie d’écrivains qui font réfléchir : sur l’écriture mais aussi sur ce qu’est la fiction et la réalité.
Double sens
Lorsque son image se reflète dans le miroir, Alice parle d'elle comme quelqu'un d'autre. Ils, les habitants du miroir, tiennent aussi un livre dans l'autre pièce. Mais le livre est inversé, les mots sont à l'envers.
La présence de la bibliothèque et du livre au début du récit n'est pas anodine. Un livre ce sont des mots, c'est du sens. Le fait que dans le miroir les mots soient inversés amène à des questions de sens.
De l'autre côté du miroir le sens est autre. Le monde du miroir est autonome. Le livre est inversé en-soi. Alice n'est plus dans un monde reflet de notre propre réalité ou réalité illusoire, elle est dans un monde qui, en-soi, procède d'une logique différente.
Que Lewis Carroll soit logicien, n'est pas fortuit. Ses livres procèdent d'une logique autre que celle commune à nous tous, un monde que Lewis qualifie - avec tristesse - de "monde d'adultes".








