L’état d’esprit créatif

Nous interprétons en permanence ce qui nous arrive, guidé dans ce processus par un état d’esprit que nous avons intériorisé et dont nous ne sommes pas conscients. Lorsque cet état d’esprit est fixe, il crée du jugement : Cela signifie que je ne suis pas doué(e), par exemple.
Un état d’esprit créatif est basé sur la croyance dans le changement. Au lieu de rester prisonnier d’un fantasme, Grand Sportif, Grand Ecrivain, Grand Business man, il développe un monologue orienté vers la créativité qui donne le courage de réaliser ses rêves.
Enseigner l’état d’esprit créatif est l’objectif de L’Atelier des MOTS.
Changez !

Dans le discours actuel, le changement est mis en avant comme une valeur essentielle au même titre que les valeurs morales que sont la tolérance, le respect, la solidarité.
Pour nous faire bouger, on nous fait croire qu’il existerait une situation idéale susceptible de nous rendre heureux à 100%. Derrière ce fantasme, aucun fondement philosophique mais une justification consumériste. Plus on aspire à changer, plus on consomme.
Alors que le changement doit être signifiant pour soi. Un changement réussi passe par le fait d’honorer son passé, de réunir des parties dispersées de soi, de recycler ses expériences.
Les prises de conscience, ténues ou fulgurantes, s’accumulent au long de notre évolution comme les petits miracles d’une créativité unique.
L’Allégorie de la Caverne

Dans une demeure souterraine, des hommes sont enchaînés. Ils n'ont jamais vu directement la lumière du jour. Ils ne connaissent que le faible rayonnement qui parvient à pénétrer jusqu'à eux. Des choses et d'eux-mêmes, ils ne connaissent que les ombres projetées sur les murs par un feu allumé derrière eux.
Que l'un d'entre eux soit libéré de ses chaînes et accompagné vers la sortie, il sera cruellement ébloui par une lumière qu'il n'a pas l'habitude de supporter. Il résistera et ne parviendra pas à percevoir ce que l'on veut lui montrer.
Alors, ne voudra-t-il pas revenir à sa situation antérieure ? S'il persiste, il s'accoutumera. Il pourra voir le monde dans sa réalité. Prenant conscience de sa condition antérieure, ce n'est qu'en se faisant violence qu'il retournera auprès de ses semblables. Mais ceux-ci, incapables d'imaginer ce qui lui est arrivé, le recevront très mal.
La tête à l’envers

Comment se connecter à l’intelligence créative qui propulse vers le changement ? En lâchant prise. Un mouvement s’amorce où nous percevons émotions et ressentis qui préparent le retournement de perspective.
Une fois notre conscient mobilisé par la question qui nous préoccupe, une part de notre inconscient qui enregistre les informations implicites voire subliminales prend le relais. C’est ce que le psychopédagogue Jean Piaget a formalisé sous le nom d’inconscient cognitif.
Quant aux neurosciences, elles montrent que dans le processus d’apprentissage, l’élève intègre les connaissances au moment où il a cessé d’écouter le professeur. Soudain, le monde est vu autrement. La créativité, c’est se mettre la tête à l’envers.








